La liberté, c’est, pour la jeunesse, l’ouverture d’un champ d’expérimentations qui lui permettra de trouver son chemin de vie. La liberté est aussi un des symboles des sociétés occidentales, visée par les attaques de novembre.
De nouveaux domaines de connaissances s’ouvrent aux jeunes adultes qui doivent inventer des schémas de pensée pour s’adapter au monde adulte. Avec un regard acéré et passionné, la jeunesse tente d’appréhender le monde, ses faiblesses et ses injustices. La solution à ce désordre semble simple, pourtant la société résiste et s’oppose au désir d’action immédiat. Amertume et colère peuvent en résulter. Incarnant cette rébellion, le rock a été longtemps leur porte-parole.
C’est également l’âge des choix : choisir sa vie, son métier... La société encourage à la réalisation de ses passions. Cependant ce premier pas dans l’inconnu peut apporter de l’angoisse. Les capacités de chacun, le parcours scolaire, les origines sociales et les difficultés économiques, empêchent parfois totalement la réalisation de l’idéal. Face à cette expérience dans le monde, certains se tournent vers un cadre de vie plus strict ; d’autres se replient, dans un monde où seule prime l’immédiateté du présent et où l’avenir est effacé. Mais il est impossible de s’isoler totalement de la société, un subtil et difficile équilibre entre la sphère intime et le monde, les rêves et la réalité est alors à trouver.
♦ Article - « Pourquoi le fanatisme : l’université s’interroge » par Olivier Rollot , paru sur le blog d’Olivier Rollot « Il y a une vie après le bac », 30 nov. 201 > Disponible gratuitement en ligne