La date de naissance symbolique du mouvement hip-hop remonte au 11 août 1973, lors d’une fête dans le Bronx, réunissant les pionniers de cette culture qui englobe : la danse, le graffiti, la musique des DJ et le rap.
Une lutte contre la violence
Après des débuts festifs, le contexte social des années 1980 pousse le rap à devenir militant afin de dénoncer les maux de la société comme la pauvreté, les violences policières, l'impact des drogues ou les quartiers dominés par les gangs.
Une appropriation de l'espace urbain
Le graffiti découle des mutations de l’espace urbain américain à la fin des années 1960. A l’époque, New York se compose de territoires ségrégués, liés par les réseaux de transports. C’est donc sur les rames de métro que ce nouvel art se développe. Dès l’origine, deux visions s’opposent. Les autorités essaient de l’éradiquer en raison de son caractère illégal tandis que les galeries d’art s’y intéressent.
La danse hip-hop naît dans la rue, les cages d’escaliers, les parkings. Elle a d’abord touché des minorités d’origine africaine en France, caribéenne au Canada et afro-américaine aux Etats-Unis, afin de revendiquer leur appartenance sociale, générationnelle et ethnique et affirmer leur volonté de transformer la violence et l’enfermement urbain en performance artistique.
Une culture populaire
Depuis 2000, le rap fait partie intégrante du paysage musical et s’impose comme la discipline la plus visible du hip-hop. S’il poursuit une culture militante par les mots, il retourne aussi à ses origines festives et populaires. De son côté, la danse hip-hop est devenue une discipline à part entière des compagnies de danse, tandis que le graffiti a intégré les galeries et les musées.